St-Méen-le-Grand

Retour accueil PDF Imprimer Envoyer

Depuis la création de la cité au Moyen âge, Saint Méen le Grand tire sa force d'une situation géographique remarquable : à l'origine au croisement des voies romaines menant à Corseul, aujourd'hui au carrefour des axes Manche-Océan (Saint Malo-Vannes) et Bretagne centrale (Rennes-Châteaulin). Cet atout a fait de Saint Méen le Grand un fief ecclésiastique et un lieu de commerce de réputation régionale. Aujourd'hui, à la frontière des Côtes d'Armor et du Morbihan, la ville est toujours une terre d'accueil et d'échange, récoltant les prix et reconnaissances pour son dynamisme économique et commercial (Prix National du Commerce 1997).

Les habitants de Saint Méen le Grand se nomment les Mévennais.

Population :4443 (au 1er janvier 2011)
Superficie : 1821 hectares (dont 214 de forêt)
Altitude : 106 mètres.

Origine du nom de la Commune

Saint
Méen le Grand vient de Saint Méen (encore appelé Mewen), moine du 6 ème siècle.

Un peu d'histoire


La ville doit son existence à "Méen", moine anglais, encore surnommé "Méwen". Au 6 ème siècle, Méwen débarque en Armorique avec son oncle Samson (Saint Samson) et construit un monastère sur les terres du seigneur Kaduon, entre Gaël, Le Loscouët sur Meu et l'actuel Saint Méen le Grand. Ce monastère sera détruit par les troupes de Charlemagne, puis par les Normands. C'est en 1024 que des moines dirigés par Hingueton (abbé de Saint-Jacut) entreprennent de fonder le nouveau monastère sur son emplacement actuel. Ce dernier est dédié à Saint Méen. Il deviendra plus tard une abbaye, puis un séminaire.

A voir ou à connaître

  • L'Abbatiale :
    L'église abbatiale est aujourd'hui paroissiale, l'ancienne église paroissiale "Saint Jean-Baptiste", située à proximité de l'abbaye de Saint Méen, ayant été abandonnée en 1803. Elle fut détruite et ses pierres servirent à construire le déversoir de l'étang du Loscouët sur Meu (dans les Côtes d'Armor, à 3 kilomètres de Saint Méen le Grand).

    Marquée par l'histoire et les reconstructions, l'abbatiale est loin d'avoir livré tous ses secrets. Les reliques du moine fondateur "Saint Méen" y sont conservées. L'église contient également des fragments de vitraux comptant parmi les plus anciens de Bretagne, du 13 et 14ème siècle. Plusieurs années de restauration ont dernièrement permis de mettre à jour de véritables trésors, comme un magnifique mur datant du 11ème siècle et une chapelle oubliée (du 12ème siècle) : la chapelle Saint Vincent. Classée Monument Historique, l'abbatiale de Saint Méen est considérée par beaucoup comme l'une des plus belles églises de la région.

    Les fondations de l'église remontent à la construction du monastère de Saint Méen, entre 1024 et 1028. Les transepts auraient été édifiés au 12ème siècle, les deux chapelles ne voyant leur forme actuelle, tout comme la nef principale, qu'au commencement du 14ème. Seules la tour et la chapelle Saint Vincent conservent donc aujourd'hui des traces de "pur roman", le reste de l'abbatiale mélangeant absolument tous les styles. Les dernières et plus importantes transformations furent opérées au 19ème siècle. À la suite de l'effondrement de l'antique nef (prolongeant autrefois l'édifice) et pour ouvrir la nouvelle église paroissiale aux mévennais, on fit désorienter le lieu. Le chœur est depuis cette date tourné vers l'occident.
  • La Chapelle Saint Vincent :
    Cette chapelle du 12ème siècle, ancienne salle capitulaire, est située dans l'abbatiale de Saint Méen (voir article ci-dessus). Avant sa découverte (dans les année 80), le lieu abritait la sacristie de l'église. On peut y voir de magnifiques fresques murales retraçant la vie de Saint Méen.
  • L'ancien séminaire :
    L'abbaye de Saint Méen fut administrée par les Bénédictins jusqu'au 17ème siècle. Tombée en déclin, elle ne comptait plus sur la fin que trois ou quatre moines. Monseigneur Harley de Sancy, protégé de Richelieu, entreprit de la séculariser afin d'en faire un Séminaire. En 1646, l'abbaye de Saint Méen devint le grand Séminaire de l'évêché de Saint Malo, le premier à se créer en Bretagne. L'abbaye (car elle garda son nom) fut encadrée par des Lazaristes, qui commencèrent par restaurer les lieux. En 1712, ils construisirent les bâtiment principaux, ceux que l'on peut encore voir aujourd'hui. Après la Révolution, l'abbaye fut remise à l'Etat. Napoléon en fit don à la Légion d'Honneur qui la prêta à la commune de SaintMéen pour y établir un collège universitaire. En 1823, on devait y installer le petit Séminaire du diocèse de Rennes. Durant un siècle, on y forma l'élite du Clergé, de la Magistrature et de l'Armée.
  • La Mairie :
    Saint Méen a connu depuis l'élection de son premier maire en 1790, 3 mairies différentes. La dernière, se distingue par son originalité architecturale, inspirée de l'Hôtel de Ville de Vichy, lui-même copié sur celui de Gouda en Hollande. Inaugurée en 1934, la mairie de Saint Méen fut réaménagée en 1992, toutes les particularités architecturales de l'édifice ayant été conservées.
  • Le musée Louison Bobet :
    Louison Bobet est né à Saint Méen et y a vécu toute sa jeunesse. Situé rue de Gaël, le musée retrace la vie de ce grand champion cycliste, à travers de très nombreux objets et documents souvent inédits. Contact : 02.99.09.67.86.